La pratique du consentement : notre cadre
Le consentement n’est pas un principe abstrait : il structure chacun de nos espaces. Voici comment nous encadrons le lien, honorons les dynamiques de pouvoir, et soutenons la souveraineté de chacun·e — avant, pendant et après nos événements.
Encadrer le lien avec conscience
Les connexions entre facilitateur·ices et participant·es peuvent éveiller de la tendresse, de l’attirance ou du lien intime. Nous ne cherchons pas à les interdire, mais à les encadrer avec rigueur, conscience et transparence, car une dynamique de pouvoir est toujours en jeu.
Ce protocole vise à protéger la magie et la puissance de nos espaces. Il invite chaque personne dans un rôle de responsabilité, de conscience et de souveraineté affective.
Ce qui guide chaque interaction
Clarté des rôles
Les facilitateurices sont là pour tenir un espace et soutenir le processus des participant·es. Iels respectent en tout temps leur consentement et ne priorisent pas leurs besoins personnels pendant l’événement.
Responsabilité de la posture
Lea facilitateur·ice reste dans un rôle d’accompagnement tant que l’espace est actif — y compris dans les heures ou jours suivant l’événement.
Consentement éclairé
Toute interaction intime ou érotique (non platonique) ne peut être initiée que par lea participant·e, qui garde l’initiative de changer d’intensité (câlin → baiser → contact plus intime).
Pendant, après, et les limites claires
Pendant les événements
- Si aucune relation préexistante n’existe, l’interaction (de nature érotique ou sexuelle) doit être initiée par lea participant·e. Lea facilitateurice doit d’abord vérifier que cela ne compromet pas sa capacité à soutenir le groupe.
- Iea facilitateur·ice informe un·e co-facilitateur·ice et s’assure que quelqu’un reste pleinement présent pour l’ensemble des participant·es.
- Une discussion claire sur les dynamiques de pouvoir et les risques liés à cette interaction doit avoir lieu avec lea participant·e.
Après les événements : création de lien ou relation
Si un lien intime ou amoureux souhaite se développer après un événement :
- Attente recommandée de 6 mois sans contact (ou 1 mois après la fin des fonctions du·de la facilitateur·ice), ou
- Processus de consultation interne, pour valider la dynamique et assurer un cadre de sécurité émotionnelle et éthique pour toutes les parties.
Ce qui est interdit
- Échanger du sexe ou de l’intimité contre des opportunités professionnelles.
- Se servir de son rôle pour séduire ou « tester » les participant·es.
- Ignorer ou minimiser les impacts potentiels sur les autres participant·es.
- Prendre des mesures de représailles envers un·e participant·e qui partage un malaise ou un signalement.
Le consentement, une conversation vivante
Pour toute question sur notre cadre, nos valeurs ou nos engagements, écris-nous — nous sommes là pour en parler.
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